Live free, party hard

That's Rock n' Roll, bro!!








Ouais, la gravité n'est pas la même pour tous....

Vidéo : Martin et moi-même à l'aéroport de Budapest.
Merci Diane ;-)

# Posté le lundi 01 octobre 2007 12:52

Modifié le mardi 02 octobre 2007 11:58

Les pieds sur la route, la tête dans les étoiles.

Les pieds sur la route, la tête dans les étoiles.
Smoke gets in your eyes


Il y a une demi-heure, elle a débarquée sans prévenir dans le petit appart bordelique.
La chambre est enfumée. Assise par terre, adossée au mur, elle est absorbée par son joint. Il se tient debout à l'autre extremité de la pièce.
Lui en gris, elle en noire.


- Tu ne m'as jamais aimée.

- Tu m'attirais.

- Et toi tu m'as donnée de faux espoirs. Tu es une salope.

- Ne m'insulte pas. Tu me comprendra, une fois, peut être. Je n'ai jamais dit que je t'aimais.

- Tes caresses me le disaient. Quand j'étais en toi, tout ton corps me criait je t'aime.

- Tu m'attirais, tu l'as compris mais mon coeur est ailleurs.


Il s'approche d'elle, s'assoit mais garde une certaine distance. Elle ne s'éloigne pas et le regarde en soufflant un gros nuage de fumée dans sa direction. Il se rapproche encore. Il est tout près d'elle maintenant et leurs corps se touchent presque.

- Passe le joint.

- Tient.

- Que vas-tu faire ?

- Partir, m'en allé à la conquête d'un idéal inconnu.

- Tu es stone.

- Tout autant que toi. Tu ne me crois pas capable de tout lacher, de te lacher ?

- Comment pourrais-je le savoir ? je connais ton corps par coeur mais en dehors de cela, tu es une inconnue.

- Tu exagères. Le joint, s'il-te-plaît.

- Je connais même pas ton nom de famille, je ne sais pas d'où tu viens. As-tu des frères et soeurs ? Quelle est ta couleur préférée ? Quel âge as-tu ? Que voulais-tu devenir quand tu était gosse ? Par contre je connais ta position favorite et je sais où te caresser pour que tu hurles. C'est tout.

- C'est vrai, me caresser, tu as toujours su le faire. Je n'ai pas besoin d'un homme dans ma vie, entre mes cuisses, oui. De quoi te plains-tu ? Nous avons pris du bon temps, tous les deux. Tu t'es éclatés. Contente toi de ça, je ne te donnerai rien de plus. C'est déjà pas mal, remarque. Je suis un bon coup. Je ne suis pas une femme au foyer.

- Je t'aime.

- Ta gueule.

- C'est sortit tout seul.

- ...

- Mais je le pense ou du moins je crois le penser.

- Tu m'emmerdes.

-J'en roule un autre ?

- Comment te dire non ? Vas-y roule donc. Et toi alors, que penses-tu faire ensuite ?

- Apart pleurer durant mille nuits, tu veux dire ?

- Ne dis pas de conneries, je te parle sérieusement. Je te fais un filtre ?

- J'ai l'air de plaisanter ? Lis-tu l'amusement sur mon visage ?

- Tu as toujours eu un côté pince sans rire.

- Là c'est toi qui t'amuses.

- Un peu.

Le silence envahit la pièce.
Au bout d'un certain temps, elle le brise.

- A quoi tu penses ?

- A mes courses. Il ne faut pas que j'oublie d'acheter du papier de toilette.

- Profite, il est soldé en ce moment.

- Je pensais à toi, bien sûr. Que vas-tu devenir ? J'aimerais te voir dans dix ans. Où te trouveras-tu ?
Te seras-tu assagi ? Tu sais, tu ne resteras pas éternellement attirante et infatiguable au lit. Dans dix ans tu auras une situation et de la cellulite.


- Pour l'instant je suis belle et je m'en tape. Si je me ménageais, ma vie ne serait pas si intense. Quand j'serai vieille et moche je remplacerai les mecs par des match au loto.

- Tu es folle.

- Et toi tu ne l'es pas assez. Moi j'ai les pieds sur la route et la tête dans les étoiles. Tu ne me comprends pas, n'est ce pas?



Il ne répondra jamais.
Le joint se consumme gentiment. Elle tire la dernière latte puis se lève. Avant de partir, elle lui jete un regard indéchiffrable. Elle cherche à enregistrer ce visage dans sa mémoire pour ne jamais l'oublier.
Il l'a compris, il ne la reverra plus.
L'après-midi touche à sa fin. Il fait déjà sombre.
La porte claque.
Il se recroqueville sur lui-même. Une larme perle sur sa joue.


----------------




SKOUTCH


> Merci à Séb pour le dessin. Tu as assuré.

# Posté le mercredi 19 septembre 2007 13:55

Modifié le dimanche 14 octobre 2007 12:00

Allez viens on s'emmène.

Allez viens on s'emmène.
Tu es belle, tu es belle et tu ne m'attends pas.

Tu m'as attendu, une fois, il y a longtemps de cela mais la tête dans les nuages je n'ai rien su comprendre.

Nos corps ont fait connaissance, je t'ai touchée du bout des doigts, tu m'as caressé là où nous n'avions pas le droit et à peine, à peine nous nous découvrions que chacun partait de son côté.
En fermant les yeux je te revois me dire que tu as envie de moi, je te revoie nue, offerte et magnifique sous le ciel étincellant d'une nuit d'adieu.

On était bien tout les deux, on vivait dans l'instant, on avait plus de passé, coupé du monde parce qu'on se créait le notre. Je n'ai jamais réussi à le jeter aux oubliettes de mon coeur ni à t'envoyer, toi, une fois pour toute dans le fardeau de mes souvenirs.

Je ne veux pas que tu fasses partie de mon passé.

Me comprends-tu ?




Skoutch


Si c'est toi la personne en question, fais moi savoir que tu es passée par là.

# Posté le lundi 17 septembre 2007 07:57

Modifié le mardi 16 octobre 2007 13:46

Le soleil brille pour tout le monde

Le soleil brille pour tout le monde
Le soleil brille pour tout le monde

Elle se levait dans le courant de l'après-midi, son premier geste allait vers le paquet de clopes.
"Merde il n'en reste que trois."

La plupart du temps elle ouvrait des yeux rougis dans sa chambre, sinon c'était dans le salon ou alors dans la cuisine, les lendemains de grosses fêtes. Etendues comme un cadavre sur les catelles, elle n'arrivait pas à se rappeler quand elle était rentrée et pouquoi elle était allongée là, le dos meurtri par le sol froid et inaccueillant. Peut être s'était-elle effondrée alors qu'elle tentait de rejoindre sa chambre à quattre pattes. Peut être que quelqu'un l'avait ramené et délicatement déposée sur le carrelage. Mais qui aurait pu faire ça ? Surment un mec qui voulait tirer son coup. L'avait-il tiré ?
Elle ne s'en rappelait vraiment pas. Pis de toute façons, elle s'en foutait. Elle se foutait de tout, d'ailleurs.

Elle faisait moins que son âge. C'est ce qu'on lui disait, du moins. Elle n'était pas vraiment belle. Elle avait été charmante. La vie qu'elle menait laissait des traces sur son corps. Il lui restait malgré tout des vestiges du charme d'antan.

La première clope fumée, venait le moment de la douche. C'était comme ça tous les jours. Prendre une douche lui faisait du bien. L'eau savonneuse glissait sur sa peau et nettoyait son âme. Elle se lavait en profondeur.
Une nouveau-née sortait de la salle de bain. Pour 10 minutes, elle était propre, neuve. Puis l'alcool, l'ennui, la peur revenaient au triple galop.

Personne ne la comprenait.
Jusqu'il y a peu de temps, elle croyait encore que quelqu'un apparaitrais subitement dans sa vie. Un mec, une nana. Peu importe. Quelqu'un avec qui elle dégusterait la joie du bout des lèvres. Avec crainte au début, la crainte de quelqu'un qui ne connait que trop bien le sens du mot "déception". Puis gentiment, elle se serait laissé allée, avec une confiance progressive.
Cette pensée lui avait donné de la force.

Un après-midi, en ouvrant des yeux cernés et gonflés elle avait cessé d'y croire. Pourquoi ? elle ne savait pas. Elle avait cessé d'y croire.
Elle s'alluma une cigarette.





Skoutch

# Posté le vendredi 31 août 2007 16:04

Modifié le samedi 01 septembre 2007 15:58

Quoi ? Tu connais pas l'Alambic ? Tu rigole ? Viens je t'emmène. Laisse toi bercer.

Quoi ? Tu connais pas l'Alambic ? Tu rigole ? Viens je t'emmène. Laisse toi bercer.
C'est un lieu connu d'une poignée de personnes à l'accent montagnard...
...On se retrouve le samedi soir pour y sirroter cinq ou six bière et esquisser deux ou trois pas de danse sur le mètre carré qu'on appelle dancefloor. On peut y rencontrer des habitués titubants, trois jolies filles, des filles, des sourd-muets nombriliste un peu seul au monde et un peu bourré aussi, quelques zonards et un mec aux mains bourlingueuses que certains appellent videur.

Les lascars squattent le macadam devant l'entrée, entrée que l'on ferait mieux d'appeler trappe mystérieuse. Ouais en général, les trappes mystérieuse te donnent accès à un monde féerique ou à un monde en maspin mais là c'est plutôt dans un monde enfumé et fortement alcoolisé que tu pénetres.

D'ailleurs dans ce monde magique, on assiste souvent à des bagarres, que l'on observe, je l'avoue, avec une curiostié malsaine. Ces bagarres éclatent alors que les habitués titubants se frottent aux zonards imbibés. Dans ces cas là, les trois jolies filles et les filles un peu moins jolies ou carrement moches partent se planquer derrière un bouclier, qui peut être leurs frères ou une chaise si elles ont eu une enfance bercée par la solitude. Le mec que certains appellent videur, saoulé de jouer à la statut de cire, se retrousse les manches, cri un truc dans une langue barbare et fonce dans le tas en cognant sur tout ce qui bouge et ne bouge plus.

L'Alambic c'est aussi un DJ hors pair, d'ailleur le gars est vachement connu au Breuleux, il anime les soirées villageoises et supervise la cochonnaille. Le gars, muni d'un simple lecteur cd Oldschool, il te fait des trucs de ouf. Genre il te saute une chanson t'sais. Ou bien il fait pause pis il crie " Z'êtes pas fatiguéééééé". Ta gueule, on est crevé.

Des fois, y'a des mecs-un-peu-ouf-de-la-ville qui se perdent en voiture dans la montagne et comme tout les chemins mènent à l'Alambic, c'est donc là qu'ils échouent. Faut les comprendre les mecs, ça fait un quand même plusieurs jours qu'ils errent à travers bois, ils ont rien bouffé d'puis trop longtemps et c'est normal qu'arrivant à l'Alambic, grave venere, ils s'abreuvent de bières . C'qui ne les rend pas plus gentils. Alors là, 'tention à pas croiser leurs yeux parce qu'ils sont revolver, Ak 47 et pistolet à plomb . Pis comme, par ici, les nouvelles têtes se font rares, bien sûr, tout le monde braque les nouveaux venu du regard. Et rebelote.

De temps en temps l'Alambic il organise aussi des Mousse Party. Nan franchement, là l'Alambic il deconne pas. Pour te dire, durant ces soirées, il y a à peu près autant d'ambiance et de mousse que dans mon bain. Un peu plus de monde quand même. Quoique...

J'en ai fini avec l'Alambic.
J'espère t'avoir fais voyagé l'espace d'un article. Si c'est pas l'cas, tu vas à la gare de neuch, tu prends l'train qui part tous les 37', quai 7. Tu descends à Fleurier et tu ferme ta gueule!
Je t'en donnerai du voyage, connard.


Au fait, samedi soir j'organise un bain lavande party , si ça te tente envoie une photo de toi en tenue d'Eve à :

PASK55@HOTMAIL.COM


Et faut pas devenir tout rouge si tu mets un com.

PS. Une photo de l'Alambic ne devrait pas tarder.

# Posté le jeudi 16 août 2007 15:58

Modifié le dimanche 02 septembre 2007 14:21